
estival jardins et musique, un petit jardin, perdu en haut d'une colline lyonnaise parisienne dominée par une basilique. 1er juillet 2007.
Je viens de découvrir ce groupe lyonnais lors de son tout dernier concert, juste avant sa séparation pour cause d’exil d’un de ses deux membres.
Bistanclaque est un duo qui nous arrive en direct des pentes d’une colline lyonnaise surmontée d’un gros caillou (ceux qui connaissent Lyon comprendront). Avec leurs instruments (ah l’accordéon ! ), ils tissent des chansons aux intonations folkloriques, aux textes fins et biens finis, parfois vie-de-tous-les-jours, parfois un peu politique (la mairie de Lyon, de gauche ou de droite, doit pas toujours apprécier). Leur son n'a pas la douceur de la soie, mais est cependant bien agréable à écouter, bien plus que celui des machines auxquelles leur nom se réfère (peux pas m’empêcher de faire des allusions tant ce nom est caractéristique de l'endroit d'où ils viennent *).
très mauvaise photo puisqu'on voit plus les spectateurs du fond que les musiciens, l'un à gauche et l'autre à droite.
Bistanclaque c’est CA : une vidéo et un mp3 : Ecoutez bien les paroles, ça vaut le détour, et leur site est ICI
Ils nous ont interprété, entre autres, une sympathique chanson arabe (moi qui adore les mélanges culturels, je me suis régalée).
On leur souhaite bonne continuation et plein de succès dans leurs aventures futures, lyonnaises, réunionnaises ou autres.
Regret : carton rouge aux sales gosses et aux parents (tout aussi mal élevés) juste devant la scène. Oui, enfants et parents ont le droit de venir voir des spectacles, je comprends aussi qu'il soit difficile de demander aux petits de rester sage, mais je ne comprends pas que les parents les laissent courir, jouer, parler sous le nez des artistes, les gênant ainsi que les spectateurs. Quel manque de respect ! C'est pas parce que ce groupe vient de Lyon que les petits parisiens doivent jouer à guignol.
(* "bis tan clac pan" est le bruit caractéristique des machines à tisser utilisées par les canuts (ouvriers de la soie) au 19ème siècle à la croix rousse, la colline située au nord de Lyon, dite "colline qui travaille", en opposition à la colline de fourvière, surmontée d'une basilique et dite "colline qui prie").